Du webdoc au i-doc

Inspiré des travaux de Sandra Gaudenzi, un plaidoyer de Gérald Holubowicz , pour un déplacement du regard sur les formes émergentes d’écritures documentaires « digitales ».

i-doc with an i as interactive

http://i-docs.org/2011/08/19/idoc-with-an-i-as-interactive/

Inspiré des travaux de Sandra Gaudenzi, un plaidoyer de Gérald Holubowicz , pour un déplacement du regard sur les formes émergentes d’écritures documentaires « digitales ».

Le webdocumentaire est « engoncé » dans sa définition même : documentaire sur (pour) le web, qui finalement ne dit rien des formes narratives. Du documentaire sur le web (qui n’est qu’une modalité d’internet, modalité défunte qui plus est si l’on en croit Chris Anderson), qui reste aujourd’hui, on le conçoit aisément, largement contraint par les formes et formats de la narration cinématographique et télévisuelle. Le récit est plus ou moins ouvert, l’interface plus ou moins riche, mais le tout reste architecturé autour d’une trame figée (préservant ainsi la position de l’auteur).

En réalité, l’enjeu pour les auteurs comme pour les « lecteurs » est moins dans le où et comment on se saisit du récit que dans ce qu’autorise et permet un support par essence interactif. Et idoc, pour interactive documentary ou documentaire interactif, serait une voie plus féconde d’exploration que le webdoc.

C’est l’interactivité qui est centrale pas le web. L’interactivité, c’est à dire l’action du « lecteur » sur le « système » ET la réponse du « système » aux actions du « lecteur » et la place qu’elle donne au public.

Une lecture passionnante (en anglais).

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